Le bus à l'Argentine
Il faut quand même que je vous montre à quoi ressemble un terminal de bus argentin, surtout celui de Buenos Aires. C'est le moyen de transport le plus développé et le plus courant ici, et les bus sont vraiment très confortables. La gare de Buenos Aires, c'est environ 300 guichets, répartis par destinations et par compagnies de bus. Un bon casse-tête la première fois, quand on ne sait pas quelle compagnie choisir... Et ensuite il a environ 80 quais à l'extérieur, ca fait un peu peur au début surtout quand 5 bus de la même compagnie partent du même groupe de quais dans un intervalle de 10 minutes, on se demande si on va monter dans le bon. Mais en fait on s'en sort !
Pour aller à Bariloche, facile, tu prends ViaBariloche, sûr de pas te tromper et en plus c'est une des meilleures compagnies. A l'intérieur c'est tout confort : gros fauteuils première classe qui se transforment presque en lits pour la nuit, oreiller et couverture fournis, télé pour passer des films débiles à gogo, et un stewart qui sert à boire et à manger : dîner, petit-dej et déjeuner dans mon cas.
Seul point noir : moi qui espérais me délecter du paysage, surtout à l'arrivée dans la région des lacs, j'avais une espèce de gros dessin de pub collé sur ma vitre ! Ahlala... J'ai donc dû prendre des photos à bout de bras au-dessus de la tête de mon voisin de devant, qui a eu droit à un clic-clic-clic incessant pendant les 2 dernières heures du voyage ! Le pauvre.
Après une nuit pas trop mauvaise, je me suis réveillée dans un paysage tout nouveau, loin de la grisaille de Buenos Aires la veille. Après quelques heures dans la pampa (quand même, on n'en sort pas si facilement, c'est que c'est grand. On dirait un peu un fond d'écran de Windows, vous ne trouvez pas ?), déjà un peu vallonnée...
... on a enfin vu apparaître des lacs, plein de lacs, partout, à chaque tournant, tous plus bleus les uns que les autres ! Quelle merveille...
Et enfin l'arrivée à Bariloche sur le Lac Nahuel Huapi. Pas moche, non ? Mais malgré le soleil il y avait un bon petit vent qui soufflait et qui glacait bien les os. On ne peut pas tout avoir.
En descendant du bus j'ai enfin pu voir la tête du dessin criminel qui m'avait caché la vue pendant tout le voyage ! Quel ne fut pas mon désarroi...
J'ai ensuite été poser mes bagages mes bagages dans une jolie petite auberge de jeunesse, super chaleureuse, où tout est en bois. Je vais y rester un petite semaine, le temps de prendre quelques cours d'espagnol, de m'organiser pour faire un stage dans le parc national où je suis et de me ballader dans le coin. Si tout se passe bien, je pars samedi descendre la route 40 jusqu'au sud de la Patagonie...









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