Patagonia I love you
Et voilà. J'arrive à la fin de mon périple en Patagonie... C'est avec un gros pincement au coeur que je me vois déjà regarder en arrière pour raconter tout ca. Demain, je monte dans le bus pour n'en descendre que 38h plus tard à Bariloche. Je vais remonter en sens inverse et en accéléré cette fabuleuse route 40 au fil de laquelle j'ai découvert la beauté rude et sauvage de la Patagonie.
Alors je vais essayer de décrire brièvement ici comment ca s'est passé, et après je laisserai parler les images, qui viendront au fur et à mesure parce qu'il y en beaucoup. Première partie du voyage : descente de la route 40 en 4 jours, accompagnés par Flavio, un guide dinosauresque amoureux de la Patagonie et de ses légendes, qui fêtait son 100ème voyage... Et deuxième partie dans le grand sud, au coeur du plus grand glacier continental après l'antarctique, entre El Calafate et El Chalten, points de départ pour visiter ces paysages fous.
La route 40, c'est beaucoup de kilomètres sur beaucoup de routes de gravier, des étendues vierges sans fin, des bleds paumés au milieu de ca et qui vivent autour d'une station service, ou bien des stations services qui vivent sans rien autour, 0.5 habitants pour 10 moutons au kilomètre carré, des ciels nocturnes d'une pureté sans faille, des guanacos qui s'installent au milieu de la route tellement y a personne qui passe, et à chaque détour de 100km de route des sites naturels complètement hallucinants. Une terre de titans. Et puis il faut parler des gens qu'on rencontre, certains nés là, d'autres tombés amoureux de la région et venus s'implanter, mais tous, tous, d'une simplicité et d'une gentillesse qui t'enveloppent instantanément. Le temps, l'espace n'ont plus le même sens. La nature ici te met une grande claque dans la gueule. Te donne envie de rire, de pleurer, t'innonde le coeur de reconnaissance. On a juste envie de rester là, humblement, à la contempler éternellement.
Une fois que tu mets les pieds ici, c'est comme un pacte muet qui se scelle entre toi et cette terre. Tu es condamné à y revenir. Car après son souvenir te bouffe le coeur et l'esprit... Ces mots paraissent peut-être un peu fous mais en réalité ils sont encore bien ternes pour décrire ce qu'on ne peut que vivre.
3 Comments:
Merci pour ces petits moments de bonheur que nous apportent tes messages...
Bises,
Barja
Ca donne vraiment des envies de prendre le premier avion et de venir te rejoindre... J'en avais déjà envie sans ton blog mais avec tant de belles descriptions et de photos de paysages magnifiques, ça devient dur de se retenir !
Profite bien et ramène-s-en un ch'ti bout sous le bras (ou sur ton sourire, ou dans la tete, ou au moins sur ton appareil photo !)
Bisoux
Marc
Bienvenue au club des Roots 40...
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