Ce n'est qu'un aurevoir
Ma dernière semaine a été pas mal occupée par... du ménage ! En gros nous avons nettoyé tout le CIG, le Centro de Instrucción de Guardaparques, qui fut la première école de guarde-parcs du pays, aujourd'hui abandonnée et qui est aussi l'endroit où vivent une partie des volontaires, dont moi (en fait j'y suis toute seule maintenant). Ils ont retapé tout le bâtiment l'année dernière et là, pour la première fois, ils allaient le louer pour la semaine sainte à un groupe qui venait festoyer.
Après la peinture du grand salon à laquelle j'ai fourbement échappé en prenant mes jours pour aller au cerro Tronador, je n'ai pas coupé au nettoyage général, du sol au plafond... il doit y avoir au moins 500 m2 dans ce fichu bâtiment, et je ne sais quelle surface de fenêtres... On a tout, tout, nettoyé, parfois de facon assez accrobatique au bout de nos échelles !
Ce fut fastidieux, mais bon on a rigolé comme on pouvait en écoutant de la musique à fond et en faisant les couillons avec nos chiffons, balais, tuyaux et autres ustensiles de ménage...
Pour ceux que ca intéresse, voici une petite maquette de l'île (elle fait environ 20km de long et nous vivions dans la partie centrale, la plus étroite).
J'ai aussi beaucoup progressé au truco, et pour ma soirée d'adieu ils m'ont même laissé gagner... enfin j'ai quand même dû les acheter en leur faisant un gateau au chocolat d'après la recette ancestrale de ma mamie dans la plus pure tradition d'Europe de l'Est. Ils étaient tellement emballés que je me demande si le gateau ne va pas leur manquer plus que moi ! Mais bon, ils ont beau faire les faire les fiers, Mati...
... et Emma...
... on a quand même gagné avec Edu !!! Sur nos fronts, el macho y la hembra, le mâle et la femelle, les deux cartes les plus fortes, en trophée guerrier de notre victoire !
Et puis j'ai fait mes adieux à l'île, qui arborait déjà les couleurs de l'automne.
Même l'indien endormi avait le nez tout rouge, sans doute un début de rhume.
J'ai dit aurevoir à ce petit bureau où j'avais passé tant d'heures à :
- boire du maté
- angoisser devant la responsabilité de devoir répondre au téléphone et à la radio
- répondre tant bien que mal au téléphone et à la radio
- me geler les fesses les jour frisquets
- enfumer le bureau en essayant de faire du feu dans le poêle bouché
- bavarder de tout et de rien
- rigoler de bon coeur à des blagues dont je ne comprenais qu'un mot sur cinq
- bref passer de bons moments...
Et j'ai dit aurevoir à ma petite famille de rangers, en tentant de garder la face parce que, quand même, on n'est pas des fillettes, on est des rangers, non mais sans blague.
Mais une fois à bord du beau destrier qui me ramenait au port...
... sous l'oeil étonné de la pleine lune, j'ai laissé couler quelques larmes pour tenter de noyer la tristesse des adieux à ce doux havre de paix.













1 Comments:
Ne pleure pas Sarah, on t'attend de pied ferme à Paris, toi et ton gâteau au chocolat! Non mais quand même, nous aussi on est tes amis!!
Muchos besos
Jordane
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